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ecotourisme-magazine

  • Découvrir un peu de la Biodiversité au Mexique

    Le Mexique est l'une des nations dont la biodiversité est la plus riche. Le pays abrite plus de 30.000 espèces de plantes à fleur et compte plus de 1.500 espèces de mammifères. Et les fonds marins ne sont pas en reste : découvrez le  Musée sous-marin Cancún !

    Des singes aux jaguars en passant par les gerboises, des reptiles, des batraciens, des tortues marines, des dauphins, des baleines ! Le Mexique est l'une des nations dont la biodiversité est la plus riche. Les scientifiques estiment qu'environ 15 % des espèces animales et végétales du Mexique ne se retrouvent nulle part ailleurs.

    Les merveilles naturelles à découvrir et à explorer sont innombrables, comme les plus belles chutes d'eau du Mexique, les cascades de Agua Azul, situées près des temples de Palenque. Ou encore la jungle et les lacs de Cobá, qui abritent des singes, des toucans ou encore des papillons bleu irisé. Le site de Xcaret dans la péninsule du Yucatán, est considérée comme le paradis secret de la nature. Les grottes sous-marines, les lagons tropicaux et les canaux sont les grandes richesses de l'endroit.

    La réserve naturelle d'El Rosario, dans l'Etat de Michoacán, est le lieu de migration de plus de 250 millions de mariposas Monarcas, les merveilleux papillons monarques, en provenance du lointain Canada. Les lagunes de Montebello (Chiapas) sont une série de lacs, avec une diversité de couleurs étonnante, tandis que les canyons du Sumidero et du cuivre impressionnent quant à eux par leurs profondeurs.
    Réserve biosphère d'El Triunfo.

    La réserve biosphère d'El Triunfo est située tout près de la frontière sud du Mexique, aux abords de Tapachula, dans l'Etat de Chiapas. Cette réserve porte le nom du volcan (éteint) El Triunfo et cache la forêt « brumeuse » la plus spectaculaire d'Amérique du Nord. Le voyage à El Triunfo est un peu compliqué. Le premier itinéraire vous amène en voiture de Tapachula aux abords de la réserve. Il faut ensuite marcher 17 kilomètres jusqu'au campement. Le second itinéraire, un peu plus court (13 kilomètres), passe par la ville de Xaltenengo et la forêt de Finca Prusia. Un peu fatigant, certes, mais la récompense est à la mesure des efforts.
    Au cours de la traversée de la réserve, vous campez au bord de ruisseaux montagnards étincelants et de cascades cristallines. Les fougères géantes (9 mètres) et les arbres gigantesques (30 mètres) vous entourent, drapés de nuages et enveloppés du brouillard frais qui plane au sommet du volcan. Le silence ouaté n'est troublé que par le chant des oiseaux. Plus de trois cents espèces nichent en effet ici, dont plusieurs sont spécifiques à cette région. L'un des oiseaux les plus surprenants que vous puissiez rencontrer est le quetzal, figure de choix des cultures toltèque et aztèque, sans compter oiseaux-mouches, gobe-mouches, faucons des forêts, passereaux et autres tanagras azurés, oiseaux bleu et vert chatoyant, relativement courant dans cette forêt et celles, similaires, du Guatemala voisin.

     

  • Séjourner en lodge pour un week-end en Périgord

    Aux portes des grottes de Lascaux, de l’abbaye de Cadouin, à portée des villes historiques de Sarlat ou de Périgueux, voici un bel endroit nature pour un week-end pieds dans l’eau : un camping de tentes lodges au bord d’un Etang creusé par des moines au XIème siècle.

    Situé au cœur du Parc Naturel Régional du Périgord-Limousin et au bord de l’étang de Saint-Estèphe, le domaine comprend depuis ce printemps huit tentes lodges de 27 m2 (deux chambres, une cuisine aménagée et une terrasse couverte) avec une vue imprenable sur le lac. Expérience remarquable quoique un peu différente de l'écolodge africain en Ardèche...

    Le Parc Naturel Régional du Périgord-Limousin

    C'est est un territoire préservé à cheval entre la Dordogne et la Haute-Vienne, en Nouvelle-Aquitaine. Créé en 1998, il s’étend sur plus de 180 000 hectares, ce qui en fait l’un des plus grands parcs naturels régionaux de France. Ce parc est marqué par une grande diversité de paysages : forêts denses, landes, étangs, vallées fluviales et villages traditionnels, offrant un cadre idéal pour les amateurs de nature et de patrimoine. Sur le plan écologique, le parc abrite une faune et une flore remarquables, avec des espèces protégées comme la loutre, le busard Saint-Martin ou encore des orchidées sauvages. Il joue un rôle clé dans la préservation de la biodiversité, notamment grâce à la gestion durable des milieux naturels et à la protection des zones humides. Le parc est aussi un territoire de transition écologique, avec des initiatives pour limiter l’artificialisation des sols et promouvoir une agriculture respectueuse de l’environnement.

    Les lodges du Camping du Grand Etang de Saint-Estèphe

    Dans des emplacements ombragés et spacieux, ces hébergements permettent de séjourner au cœur de ce que le Périgord a de plus beau. Cet étang réaménagé propose un parcours pédestre le long de la digue, une plage avec un espace baignade surveillée en juillet-août, une aire et terrain de jeux.

    Pour se restaurer, les visiteurs pourront se rendre au Snack-Bar de la plage ou encore au Bar Restaurant gastronomique « Le Moulin » de l'Etang, un vieux moulin réhabilité aujourd’hui en un restaurant traditionnel qui propose une cuisine créative et travaillée dans un cadre exceptionnel.



    Patrimoine et histoire au programme

    le Périgord-Limousin est riche en histoire, avec des sites préhistoriques, des châteaux médiévaux, des églises romanes et des villages en pierre. Les habitants perpétuent des savoir-faire traditionnels, comme la poterie, la vannerie ou la fabrication de fromages de chèvre. Le parc met en avant ces traditions à travers des musées, des ateliers et des événements culturels, tout en encourageant un tourisme de proximité et respectueux.

    Enfin, le parc propose de nombreuses activités : randonnée, VTT, canoë, observation des étoiles (le parc est labellisé « Réserve Internationale de Ciel Étoilé »), ou encore la découverte des produits du terroir. Il est aussi un acteur majeur de l’éducation à l’environnement, avec des programmes pour les écoles et le grand public.

    Information pratiques
    Emplacements Camping du Grand Etang de Saint-Estèphe** : Du 01/06 au 15/09 de 09h à 12h et de 16h à 20h.
    Tarifs :

    • Du 01/05 au 10/07 et du 29/08 au 30/09 : 290 €/semaine et 109 €/week-end

    • Du 11 au 24/07 et du 22 au 28/08 : 360 €/semaine

     

     

  • A découvrir : un écolodge africain en Ardèche

    C'est une adresse insolite et dépaysante, un petit morceau d'Afrique en Ardèche : le Tamana est une initiative de la coopérative Point Afrique Développement, un éco-Lodge près du petit village de Bidon. Découverte mauritanienne au menu !

    Qu'est-ce qu'un écolodge ?

    Un éco-lodge est un hébergement touristique conçu pour minimiser son impact sur l’environnement tout en offrant une expérience immersive dans la nature. Contrairement aux hôtels traditionnels, les éco-lodges sont souvent construits avec des matériaux locaux et durables, comme le bois, la pierre ou le bambou, et intègrent des technologies vertes pour réduire leur empreinte écologique. Ils fonctionnent fréquemment à l’énergie solaire, éolienne ou hydraulique, et mettent en place des systèmes de gestion des déchets et de récupération des eaux de pluie.

    Enfin, l’expérience proposée dans un éco-lodge va au-delà du simple hébergement (voir par exemple le Circuit eco-touristique au laos ) elle inclut souvent des activités écoresponsables, comme des randonnées guidées, des ateliers sur la faune et la flore, ou des ateliers de cuisine locale à base de produits bio. L’objectif est de créer un équilibre entre confort, aventure et respect de la nature, pour un séjour à la fois authentique et durable.

    L'écolodge de Bidon : une immersion en Afrique !

    Entre lavande et jolis murets de pierre blanche sur fond de chants de cigales, les confortables habitats aux couleurs africaines se sont réinstallés sur les hauteurs de l'insolite petit village de Bidon. Imaginé en 2009, le village se réinstalle depuis chaque année. Dès votre arrivée, vos hôtes venus du désert de Mauritanie parés de leurs superbes boubous bleus, vous reçoivent sous la tente traditionnelle autour de la cérémonie de bienvenue des 3 thés. L'immersion est immédiate et totale. Vous découvrez ensuite le long de petits sentiers six belles tentes mauritaniennes (khaïmas) installées sur de vastes terrasses de bois sur pilotis, confortablement aménagés et décorés de meubles et objets traditionnels. Les douches solaires à assainissement phytosanitaire et les toilettes sèches rajoutent une dimension écologique à cette échappée de charme 100 % nature. Le matin, un petit-déjeuner aux saveurs africaines vous est servi, dont le jus de bissap ou la confiture de dattes sont de purs délices...

    La région se prête à d'autres découvertes : visite du musée de la grotte de Chauvet ou de l’Aven d’Orgnac, du musée de la lavande ou de la Ferme aux crocodiles et pour les plus sportifs, descente en canoë des célèbres Gorges de l'Ardèche ou balade à pied dans la garrigue.

    Le soir venu, après un barbecue improvisé, vos hôtes mauritaniens auront plaisir à organiser avec vous une partie de pétanque assurément très animée, arrosée d’un bon thé. Enfin, sous les étoiles de ce petit bout du monde ardéchois, vos hôtes du Sahara vous conteront anecdotes, mystères et secrets de leurs oasis et villes ensablées...

    Le Tamana côté pratique
    Ouverture : tous les jours du 1er juillet au 1er septembre 2013
    Tarifs : 60 € la nuit pour 2 personnes du dimanche soir au jeudi soir inclus

     

     

  • Conseils pour prendre la route des vacances en hiver - suite

    Déneiger la voiture

    Pas question de rouler avec une mauvaise visibilité. S'il a neigé sur votre véhicule, toute la nuit ou juste pendant un arrêt, un carton fort suffit à déblayer les vitres : pare-brise, lunette arrière, vitres latérales, rétroviseurs, sans oublier les phares et feux. Il faut également déblayer le capot et le toit : un véhicule qui roule avec de la neige sur le toit, cela peut faire sourire les autres conducteurs mais également les surprendre si les paquets de neige s’envolent sur leur pare-brise ou, pire, sous les roues de la moto qui le suit. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en Suisse, il est strictement interdit de rouler voiture enneigée, et l’amende peut être salée. Rien de tel en France mais le bons sens veut de donner un petit coup de raclette si votre véhicule dort dehors.

    Si le gel s’est ajouté à la neige, le grattage s’impose. En s'aidant du dégivrage de la voiture, cela va plus vite. Bien sûr, laisser le moteur allumé n’est pas très écologique, mais la ventilation au maximum est un secours précieux pour vous aider. Ne pas oublier de mettre également en route le dégivrage arrière. Et à vous le grattoir. Pas question en effet d’utiliser de l’eau chaude qui risque de faire exploser le pare brise (choc thermique) et re-gèlerait plus tard. L’idéal : avoir dans son véhicule un pulvérisateur, rempli pour moitié d’eau froide et à moitié d’alcool ménager. Ou de produit lave-vitre spécial – 20° (mais c’est plus cher). Pulvérisez généreusement le pare brise et les parties gelées (serrures, essuie-glaces, rétroviseurs, joints de porte…), ils dégèleront instantanément, et ne regèleront pas grâce à l’alcool.



    Vérifier les conditions de trafic

    Avant de partir, quel est l’état des routes ? Il se vérifie :
    - Pour l'ensemble du réseau routier national consultez le site bison futé ou appelez le 0800 100 200 (appel gratuit depuis un poste fixe).
    - Pour les autoroutes concédées, consultez le site dédié.
    - Pour les autoroutes non concédées et les routes nationales, connectez-vous au réseau des DIR (directions interdépartementales des routes) et de la DiRIF (Direction des routes Ile-de-France).



    Adapter sa conduite

    Cela peut vous sembler élémentaire, mais qui n’a pas oublié les consignes de prudence un jour de rendez-vous ? Les conseils de Bison futé
    - Suivez les conseils de prudence diffusés sur les ondes et sur les panneaux à messages variables.
    - Roulez lentement et prévoyez plus de temps pour vous déplacer : très souvent, les dérapages ont lieu lorsque le conducteur roule trop vite compte tenu de l’état de la chaussée. En cas de neige, de verglas ou de pluie, adaptez votre vitesse à l'état de la route et, en tout état de cause, ne dépassez pas les limitations qui sont abaissées lorsque la chaussée est mouillée

    - Prenez garde aux mauvaises conditions de visibilité : en hiver, quelle que soit l'heure de la journée, la luminosité est globalement plus faible et la perception de l'environnement plus difficile. Soyez particulièrement attentifs aux usagers vulnérables (conducteurs de bicyclette, souvent mal éclairés, conducteurs de deux-roues motorisés ou piétons généralement vêtus de sombre en cette saison). Si la visibilité est inférieure Si la visibilité est inférieure à 50 mètres, la vitesse ne doit pas excéder 50 km/h, quel que soit l’état de la chaussée.

  • Conseils pour prendre la route des vacances en hiver

    Si la route des vacances passe par des épisodes de neige, de glace et de verglas, pas question de renoncer au départ mais un chauffeur averti en vaut deux ! Petit mémo, avec bison futé, des choses à faire avant de partir et sur la route, pour être sûr d'arriver en vacances détendu et sans encombres.

     

    1 -Vérifier sa voiture

    A priori vous êtes sensés, avant l’hiver, avoir vérifié quelques éléments clés du véhicule en cas de grand froid :
    - la batterie
    - les systèmes d'allumage et d'alimentation.
    - les systèmes de chauffage, de dégivrage et de refroidissement, pour être certain de leur bon état de fonctionnement.

    En période de gel, il importe également de :
    - changer les balais d'essuie-glace si nécessaire car ils se dégradent encore plus rapidement sous l’effet du givre.
    - maintenir toujours votre réservoir d'essence le plus plein possible afin de réduire la condensation, et surtout afin d’éviter d’être pris au dépourvu si vous vous rendez dans un endroit isolé. Si possible, choisir un carburant qui ne gèle pas par grand froid.

    Cela peut sembler dérisoire, mais avez-vous par ailleurs vérifié vos accessoires ?
    - raclette, balayette, produits de dégivrage du pare-brise ou des serrures ;
    - chiffon permettant de nettoyer régulièrement les vitres et les phares de votre véhicule, car une bonne sécurité passe aussi par une bonne visibilité ;
    - produits de protection des joints de portière ;
    Et si votre route est longue et peut s'avérer compliquée, n'hésitez pas à vous munir de couvertures qui, en cas de panne ou de blocage, peuvent rendre bien service.



    2 - Des équipements spéciaux

    Si vous comptez dévaler les pentes de ski en Allemagne ou en Suisse, attention : les pneus neige y sont absolument obligatoires dès que la température moyenne se situe sous les 7° c'est à dire, en gros, d'octobre à avril inclus. En France, ces pneus neige – qui améliorent considérablement l’adhérence – ne sont pas obligatoires mais leur usage est plus que conseillé. Leur avantage : ils disposent d’une nature de gomme qui reste souple à basse température, avec des rainures permettant à la fois l’accrochage sur les surfaces glissantes et l’évacuation de l’eau et de la neige au roulage. Ils limitent également les distances de freinage.
    En cas de neige abondante et lors de déplacements sur des routes non déneigées, il peut être utile à certains de disposer de chaines, surtout en montagne. Le principe : une chaine qui, en s’enroulant autour de la roue, fonctionne comme une paire de crampons. Mais attention : elles ne peuvent être utilisées qu’à allure réduite, seulement sur la neige, et obligatoirement sur au moins deux roues motrices du véhicule.

  • Une réalité socio-économique de la nature ?

    Titre un peu ronflant, je sais. Mais le concept mérite d’être quelque peu approfondi. Qu’est-ce que la nature ? Si je vous dis que la nature n’est pas la même pour un Breton qui vit en bord de mer dans un petit village isolé que pour un Parisien qui voit plus souvent l’eau de pluie que l’eau de mer, vous êtes d’accord ? Il existe donc bien une réalité géographique de la connaissance de la nature : selon le paysage, l’environnement dans lequel nous vivons, nous sommes plus ou moins sensibles à la nature qui nous entoure. Au-delà de cette réalité géographique, il existe une réalité socio-économique.

    La situation géographique peut être un facteur qui prédispose à connaître (et donc à aimer) ou pas la nature. Vivre dans un tissu urbain et vivre dans un tissu rural n’a clairement pas les mêmes conséquences. Mais vivre dans un tissu urbain sans possibilité de partir à la découverte de la nature, ne serait-ce que pour aller visiter la ferme du coin ou le Parc Naturel Régional à 200 km a des conséquences toutes autres. Car quand nous ne pouvons choisir, ni la situation géographique, ni le fait de découvrir ou non la nature, l’ignorance se vit comme une fatalité plutôt qu’un choix délibéré.

    Difficile de comprendre pourquoi tout le monde s’écrie qu’il faut protéger l’environnement quand la connaissance de l’environnement de résume aux brins d’herbe dans le par cet aux arbres sur le bord de la route. Créons une nature solidaire ! Donnons une chance à ceux qui ne peuvent découvrir les merveilles de la nature de le faire !

    La même réflexion vaut pour l’autre côté du spectre socio-économique. La déconnexion à la nature est totale parce que l’idée de besoin est absente. La nature devient alors ornementale, est reléguée à une fonction récréative, elle peut faire jolie. Elle peut même être formidable et impressionnante, en Amazonie ou quelque autre endroit exotique où la nature est fabuleuse. Mais le fait d’être dépendant de la terre et de la nature n’est absolument pas assimilé

    Le travail de sensibilisation à la nature est donc extrêmement différent selon la population. Facteur à prendre en compte, non ? En prenant garde, surtout, à ne pas tomber dans la caricature …

  • Excursion à l'Altiplano

    Après une bonne nuit de sommeil, les organismes fatigués sont de nouveau prêts à repartir dans l’Altiplano. Décision est prise que les filles resteront au QG et que les garçons partiront en vadrouille à la rencontre des membres d’une coopérative éloignée, le véhicule d’ACRA ne permettant pas à tous de venir. Nous sommes accompagnés de Franco, très avenant et au sens du pilotage rassurant dans le chaos de la circulation bolivienne : les véhicules se doublent aussi bien par la gauche que par la droite, la priorité à droite est remplacée par la loi du plus fort et, les chiens errants qui ignorent tout des passages piétons (par ailleurs inexistants), jouent aussi bien avec leur vie qu’avec les nerfs des conducteurs pressés.

    Nous rendons visite à une première organisation où Franco vient compiler plusieurs informations sur la croissance des salades sous serre. Notre accompagnateur nous apprend une chose étonnante : les légumes poussent plus ou moins vite selon les cycles de la lune. Plusieurs aspects de la vie humaine seraient d’ailleurs conditionnés par la course de l’astre : la croissance des ongles et des cheveux, notre comportement au quotidien, les naissances… A méditer.

    Nous parvenons à la OECA où nous sommes d’emblée invités à partager le repas des socios. Les femmes posent à même le sol des tissus colorés où se mêlent plusieurs variétés de papas (pomme de terre), le plat national. L’assiette qui nous est présentée est agrémentée d’un petit poisson pêché à quelques encablures. Les eaux claires du lac Titicaca, le plus haut lac navigable au monde, sont en effet à portée de pierre et ses reflets chatoyants viennent s’ajouter à la beauté du paysage montagneux environnant. Alex ne fait qu’une bouchée de son repas, tandis que les estomacs douloureux de Joël et de Paul invitent à davantage de prudence.

    Notre évaluation accomplie, nous rejoignons les filles à La Paz où nous nous employons à l’analyse qualitative de ces données. Nous disposons d’un mois pour produire une étude d’impact complète et pertinente, nous ne pouvons guère nous permettre de perdre du temps. Et c’est fatigués, mais toujours heureux, que nous nous attelons ensuite à un énième challenge : une compétition de tarot sur nos neuf mois à l’étranger… que le meilleur gagne !