Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Liban : randonnées d’exception au pays du cèdre

    Terre de contrastes, le Liban possède un patrimoine naturel exceptionnel. Des côtes rocheuses de la région de Tyr aux cîmes enneigées du Mont qornet es-Saouda, c’est tout un éventail d’écosystèmes – en partie endémiques – qui permet, dit-on, de voir « un échantillon de tout le Moyen-Orient » dans ce petit pays d’à peine 10 452 km2.

    Longtemps inexploité et peu accessible aux touristes, le Liban attire depuis quelques années l’attention d’amoureux de la nature venus du monde entier. Profitant d’une période de stabilité, les responsables politiques libanais commencent à développer des structures d’accueil pour les touristes et travaillent sans relâche à rendre plus accessibles les réserves naturelles du pays. « Dans cette dynamique, il est très important de travailler avec les populations locales, de les impliquer et de les faire participer aux transformations nécessaires à l’accueil des touristes », explique Nizar Hani, coordinateur scientifique de la réserve du Chouf. « Ce patrimoine exceptionnel que nous possédons, nous devons le faire partager au reste du monde tout en le protégeant dans une optique de développement durable.»

    liban.JPG

    Le Liban compte une dizaine de réserves naturelles proposant chacune des modes de tourisme différents dans des paysages très variés. Dans le nord du pays, la vallée de Kadisha, plus connue sous le nom de vallée des saints ou de vallée aux mille couvents, est l’un des joyaux les plus célèbres du pays, classé patrimoine mondial de l’Unesco. Ce site impressionnant bordé de parois très abruptes est longtemps resté très difficile d’accès et a servi de refuge aux minorités religieuses persécutées. Aujourd’hui encore, seule une route très escarpée permet de s’y rendre et la plupart des randonneurs préfèrent emprunter les petits sentiers de montagne qui sillonnent à flanc de montagne de monastères en ermitages. Ces derniers souvent creusés à même la roche offrent aux voyageurs une incroyable sensation de quiétude, mais aussi un peu de repos après quelques heures de marche. Les religieuses qui habitent encore certains monastères accueillent également les randonneurs de passage avec des rafraîchissements.

    Plus en altitude, à proximité des villages de montagne de Bcharré et d’Ehden, poussent les célèbres cèdres du Liban. Symbole du pays et de l’unité de la nation, l’espèce est aujourd’hui menacée et fait l’objet d’un vaste programme de protection à travers le pays. La forêt du cèdre de Dieu surplombant le village de Bcharré s’étend sur 11 hectares et regroupe exclusivement différentes variétés de cèdres. Les arbres millénaires aux racines colossales côtoient de jeunes pousses fragiles entourées de petites clôtures protectrices. « L’été dernier, 60 000 personnes sont venues voir les cèdres de dieu. Des Libanais bien sûr, mais aussi des touristes du monde entier», se félicite kozhaya Tok, ingénieur agronome et bénévole du comité de sauvegarde de l’environnement de Bcharré. Dans ce village, les randonneurs de passage se doivent de faire escale au musée Khalil Gibran qui regroupe peintures et dessins du plus célèbre poète libanais.

    À quelques minutes de route de là, à Ehden et à Tanourine, de vastes réserves permettent également d’aller à la découverte des cèdres du Liban dans des forêts riches de milliers d’espèces végétales et animales, parfois uniques au monde. « Nous avons créé de nombreuses infrastructures pour un tourisme respectueux de la nature, explique Sandra Saba, responsable de la réserve d’Ehden. Deux entrées où sont installés des kiosques en pierre servent de point de départ pour neuf sentiers de difficultés variables : c’est très pratique pour les familles avec enfants ! »